Tranquille flemmard, une petite place
Entre deux rues, face au métro
Et c'est la tournée des terrasses
Et c'est le mois de l'apéro...
Voila l'été du farniente
Il ne se passe plus grand chose
Mais de balades en cafés
Ya plus qu'a voir la ville en rose
On se pose à l'ombre d'un doute
Et voila Paris au mois d'août...
Voila le Paris des pigeons
Voila la saison des pique-niques
Ya plein de gamins qui font les cons
Et même des oiseaux à musique...
Mais quand Paris te prends la main
Y a plus qu'a voir les choses en face
Se faire l'amour ça donne faim
R’faire le monde ça donne soif!
C'est l'amour avec on s'en doute
L'amour de Paris au mois d'août...
Il y a les matins les croissants beurre
Les p'tits cafés du tête à tête
Mais de p'tits dej' en p'tits bonheurs
C'est déjà l'heure de faire la fête
Et c'est reparti pour un tour
Et pourvue nuit de soleil
On se retrouv'ra mon amour
Sur l'autoroute du sommeil...
Les vacances au bord de la route
C'est vraiment Paris au m d'août
Quand un jour de pluie apparaît
Entre deux nuits, y a plus d'saisons
C'est le ciel qu'on pourrait toucher
Tellement il est bas de plafond...Alors on oublie la lumière
Et quand le cafard vous entraine
Et qu'y a vraiment plus rien à faire
On s'promène au bord de la peine...
Tombe la pluie goutte que goute
C'est aussi Paris au mois d'août...
Voila le Paris de personne
Les jours s'écroulent face au canal
Plus rien ne bouge au téléphone
Y a plus 'a ouvrir son journal
Et puis le soir, sur son vélo
Sous un ciel couleur de vin vieux
Quand on s'envole loin du métro
On a le macadam heureux...
A l'ombre d'un cœur ou d'un doute
C'était bien l'amour au mois d'août
Moi, quand l'bonheur fait banqu'route
Je r'pense au Paris du mois d'août...
Agnès Bilh – Paris au mois d’août
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